ARCO 2026,
Ash Love,
Yann Stéphane Bisso,
4.3.2026-8.3.2026, IFEMA, Madrid

Yann Stéphane Bisso,
Time keeps on slipping, 2026
Oil on linen, 150 x 100 cm
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Ash Love,
CHILDLIKE THINGS (crabby), 2025
Blown glass, 24 x 25 x 12 cm
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Ash Love,
CHILDLIKE THINGS (goofy), 2025
Blown glass, 24 x 25 x 12 cm
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Yann Stéphane Bisso,
Which will, 2026
Oil on linen, 50 x 70 cm
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Yann Stéphane Bisso,
Bottomless Pit, 2025
Oil on linen, 50 x 70 cm
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Yann Stéphane Bisso,
Escalier probable, 2026
Oil on linen, 50 x 70 cm
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Ash Love,
BÉBÉ BOUM (AFTERWORDS), 2026
Acrylic box, compressed Mylar balloons, ?–shaped candle, party dust, 61 x 30 x 16 cm
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Ash Love,
TRUTHS + FELICIDADES, 2026
Acrylic box, confetti, tulle, party hat, temporary tattoo, 30 x 37 x 37 cm
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Ash Love,
TENACITY TO SURVIVE, 2026
Acrylic box, confetti, candle, little bells, empty ampoule, glitter, newborn rosette,
tracing paper, sticker, coin, candy wrapper, pencil shavings, ribbons, 16 x 70 x 50 cm
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*English below*Español a continuación*
FR.
Pour cette édition d’ARCO Madrid, exo exo propose une présentation en duo des artistes Ash Love et Yann Stephane Bisso.
Dans leurs pratiques respectives se dessinent des récits traversés par la question de l’identité, du déplacement et du glissement entre mondes intime et collectif. Tous deux s’approprient des formes familières, qu’elles relèvent de l’iconographie populaire ou de symboles politiques, pour les déplacer, les fragmenter et y inscrire une expérience singulière. Leurs œuvres explorent cet espace instable où l’image devient un seuil, capable de fissurer les récits figés et d’esquisser d’autres horizons.
Avec Tenacity to Survive, Ash Love enferme des vestiges de célébration d’une installation précédente dans des boîtes de plexiglas. Ballons dégonflés, fragments d’images et artefacts de fête composent des reliques ambiguës : signes globalisés d’un instant prétendument unique, devenus objets dévalués une fois l’événement dissipé. Comme ces cartons que l’on garde à distance, ces reliques qui semblaient promises au retrait sont ici révélées par la matière même qui les contient. Inverse de la logique d’enfouissement, la transparence protège autant qu’elle expose, rendant visible une matière affective dont la valeur ne tient qu’au prisme d’une existence. Entre visible et invisible, l’œuvre interroge la survivance fragile des formes chargées d’émotion.
Les peintures de Yann Stephane Bisso proposent, quant à elles, un espace liminal où se rejoue la relation entre ce qui est perçu et ce qui ne peut qu’être supposé. Territoires ambigus de sens, elles avancent par fragments et suspensions : des architectures évoquant les immeubles de son enfance laissent entrevoir les fragments d’un escalier dont l’intérieur nous échappe, tandis que les couleurs d’un drapeau familier se trouvent subtilement altérées par l’insertion d’un élément dissonant. Des paysages se recomposent, alternant zones d’intensité et respirations laissées ouvertes, où le vide participe également à la construction du sens. Sous l’apparente familiarité des formes persiste une opacité essentielle : leur reconfiguration ne signale pas un manque à combler, mais affirme l’incomplétude comme dimension constitutive de l’identité, traversée par des mémoires collectives et des projections intérieures.
Contenus dans leurs cadres respectifs, objets et paysages semblent ici retenir davantage qu’ils ne montrent, comme autant de mondes prêts à être déployés par l’imagination.
– Cleo Farenc
Ash Love (*1996, Bordeaux, France) vit et travaille à Marseille. À travers la peinture, l’installation, l’écriture et la performance, il interroge la construction du réel par le langage. Nourri d’esthétiques numériques et d’artefacts intimes, son travail élabore des contre-récits où s’entrelacent politique, poésie et réappropriation des affects.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles chez exo exo (Paris) et Prenzlauer Studio (Berlin), et a été présenté dans des expositions collectives au CAPC (Bordeaux), au CAC – Synagogue de Delme, au 66e Salon de Montrouge, au Basel Social Club (Bâle), à la Galerie Sultana (Paris), chez Soft Power (Berlin), au FMAC (Genève) et au Sissi Club (Marseille). Ses œuvres ont intégré des collections publiques en France, notamment le Fonds d’art contemporain – Paris Collections, le CAPC musée (Bordeaux), le FRAC MÉCA (Bordeaux) et la collection de la Ville de Montrouge. Iel est résident·e à la Casa de Velázquez (Madrid) pour la période 2025–2026.
Yann Stephane Bisso (*1998, Sangmélima, Cameroun) vit et travaille à Genève. À travers la peinture de paysage, il explore la mémoire historique de son identité. Entre origine et déplacement, il développe un langage pictural singulier qui revisite les codes classiques afin d’aborder des enjeux sociopolitiques au moyen de géographies fragmentées et sensibles.
Son travail a été présenté au Centre d’art contemporain de Genève, ainsi que dans des espaces indépendants tels que One Gee in Fog, Forde, Hit et Limbo (Genève). Il est lauréat du Kiefer Hablitzel Special Prize en 2024 et du Helvetia Art Prize en 2023.
EN.
For this edition of ARCO Madrid, exo exo presents a duo booth bringing together Ash Love and Yann Stephane Bisso.
In their respective practices, narratives emerge that are shaped by questions of identity, displacement, and the shifting boundaries between intimate and collective worlds. Both artists appropriate familiar forms—drawn from popular iconography or political symbols—and displace or fragment them in order to inscribe a singular experience. Their works explore an unstable space in which the image becomes a threshold, capable of cracking fixed narratives and sketching alternative horizons.
With Tenacity to Survive, Ash Love encases remnants of celebration from a previous installation in plexiglass boxes. Deflated balloons, image fragments, and party artifacts form ambiguous relics: globalized signs of a supposedly unique moment, rendered devalued once the event has faded. Like boxes kept at a distance, these relics—once destined for withdrawal—are revealed through the very material that contains them. Reversing the logic of burial, transparency both protects and exposes, making visible an affective matter whose value exists only through the prism of lived experience. Between visibility and invisibility, the work questions the fragile persistence of emotionally charged forms.
Yann Stephane Bisso’s paintings, for their part, propose a liminal space in which the relationship between what is perceived and what can only be inferred is replayed. Ambiguous territories of meaning, they unfold through fragments and suspensions: architectural forms recalling the buildings of his childhood reveal partial views of a staircase whose interior remains inaccessible, while the colors of a familiar flag are subtly altered by the insertion of a dissonant element. Landscapes are recomposed through alternating zones of intensity and open breathing spaces, where emptiness also contributes to the construction of meaning. Beneath the apparent familiarity of forms, an essential opacity persists: their reconfiguration does not point to a lack to be filled, but rather affirms incompleteness as a constitutive dimension of identity, shaped by collective memories and inner projections.
Contained within their respective frames, objects and landscapes seem to withhold more than they reveal—like worlds ready to be unfolded by the imagination.
Ash Love (*1996, Bordeaux, France) lives and works in Marseille. Through painting, installation, writing, and performance, they examine how reality is constructed through language. Drawing on digital aesthetics and intimate artifacts, their work develops counter-narratives in which politics, poetry, and the reappropriation of affect intertwine.
Their work has been presented in solo exhibitions at exo exo (Paris) and Prenzlauer Studio (Berlin), and in group exhibitions at CAPC (Bordeaux), CAC – Synagogue de Delme, the 66th Salon de Montrouge, Basel Social Club (Basel), Galerie Sultana (Paris), Soft Power (Berlin), FMAC (Geneva), and Sissi Club (Marseille). Their work is held in public collections in France, including Fonds d’art contemporain – Paris Collections, CAPC musée (Bordeaux), FRAC MÉCA (Bordeaux), and the Collection of the City of Montrouge. They are a resident at Casa de Velázquez (Madrid) for the 2025–2026 period.
Yann Stephane Bisso (*1998, Sangmélima, Cameroon) lives and works in Geneva. He explores the historical memory of identity through landscape painting. Moving between origin and displacement, he develops a distinctive pictorial language that revisits classical codes in order to address sociopolitical issues through fragmented and sensitive geographies.
His work has been exhibited at the Centre d’art contemporain, Geneva, as well as in independent spaces such as One Gee in Fog, Forde, Hit, and Limbo (Geneva). He is the recipient of the Kiefer Hablitzel Special Prize (2024) and the Helvetia Art Prize (2023).
ES.
Para esta edición de ARCO Madrid, exo exo propone una presentación conjunta de los artistas Ash Love y Yann Stephane Bisso.
En sus respectivas prácticas se perfilan relatos atravesados por la cuestión de la identidad, el desplazamiento y el deslizamiento entre los mundos íntimo y colectivo. Ambos se apropian de formas familiares, ya sean de la iconografía popular o de símbolos políticos, para desplazarlas, fragmentarlas e inscribir en ellas una experiencia singular. Sus obras exploran ese espacio inestable en el que la imagen se convierte en un umbral, capaz de resquebrajar los relatos fijos y esbozar otros horizontes.
Con Tenacity to Survive, Ash Love encierra los restos de la celebración de una instalación anterior en cajas de plexiglás. Globos desinflados, fragmentos de imágenes y artefactos festivos componen reliquias ambiguas: signos globalizados de un momento supuestamente único, convertidos en objetos devaluados una vez transcurrido el evento. Al igual que esas cajas que guardamos a distancia, estas reliquias que parecían destinadas al olvido se revelan aquí a través del propio material que las contiene. Contrariamente a la lógica del enterramiento, la transparencia protege tanto como expone, haciendo visible un material afectivo cuyo valor solo se sustenta en el prisma de una existencia. Entre lo visible y lo invisible, la obra cuestiona la frágil supervivencia de las formas cargadas de emoción.
Las pinturas de Yann Stephane Bisso, por su parte, proponen un espacio liminal en el que se reproduce la relación entre lo que se percibe y lo que solo se puede suponer. Territorios ambiguos en cuanto a su significado, avanzan a través de fragmentos y suspensiones: arquitecturas que evocan los edificios de su infancia dejan entrever los fragmentos de una escalera cuyo interior se nos escapa, mientras que los colores de una bandera familiar se ven sutilmente alterados por la inserción de un elemento disonante. Los paisajes se recomponen, alternando zonas de intensidad y respiros que se dejan abiertos, donde el vacío también participa en la construcción del sentido. Bajo la aparente familiaridad de las formas persiste una opacidad esencial: su reconfiguración no señala una carencia que hay que llenar, sino que afirma la incompletitud como dimensión constitutiva de la identidad, atravesada por memorias colectivas y proyecciones interiores.
Contenidos en sus respectivos marcos, los objetos y los paisajes parecen aquí retener más de lo que muestran, como tantos mundos listos para ser desplegados por la imaginación.
Ash Love (*1996, Burdeos, Francia) vive y trabaja en Marsella. A través de la pintura, la instalación, la escritura y la performance, cuestiona la construcción de lo real a través del lenguaje. Alimentado por estéticas digitales y artefactos íntimos, su trabajo desarrolla contra-relatos en los que se entrelazan política, poesía y reapropiación de los afectos.
Su obra ha sido presentada en exposiciones individuales en exo exo (París) y Prenzlauer Studio (Berlín), así como en exposiciones colectivas en el CAPC (Burdeos), el CAC – Synagogue de Delme, el 66º Salon de Montrouge, Basel Social Club (Basilea), Galerie Sultana (París), Soft Power (Berlín), FMAC (Ginebra) y Sissi Club (Marsella). Su trabajo forma parte de colecciones públicas en Francia, entre ellas el Fonds d’art contemporain – Paris Collections, el CAPC musée (Burdeos), el FRAC MÉCA (Burdeos) y la colección de la Ciudad de Montrouge. Es residente en la Casa de Velázquez (Madrid) durante el periodo 2025–2026.
Yann Stephane Bisso (*1998, Sangmélima, Camerún) vive y trabaja en Ginebra. Él explora, a través de la pintura de paisaje, la memoria histórica de su identidad. Entre el origen y el desplazamiento, desarrolla un lenguaje pictórico singular que revisita los códigos clásicos para abordar cuestiones sociopolíticas mediante geografías fragmentadas y sensibles.
Su obra ha sido expuesta en el Centre d’art contemporain de Ginebra, así como en espacios independientes como One Gee in Fog, Forde, Hit y Limbo (Ginebra). Es ganador del Kiefer Hablitzel Special Prize en 2024 y del Helvetia Art Prize en 2023.